
Qui suis-je?

Je suis Alexia, femme, mère de cinq enfants, conjointe de militaire, et accompagnante engagée sur le chemin du féminin.
Doula à Pau, j’offre un espace de douceur et de présence aux femmes qui traversent les grandes étapes de leur vie.
Cadre d'entreprise pendant plus de quinze ans, c’est la maternité qui a été mon véritable révélateur.
Chaque grossesse, chaque naissance, chaque étape de vie m’a transformée, m’a invitée à ralentir, à ressentir, à me reconnecter à l’essentiel.
C’est dans cette quête de sens et de lien que j’ai choisi de me reconvertir et me former au métier de Doula.
Aujourd’hui, j’accompagne les femmes dans les grandes transitions de leur vie, avec douceur, présence et respect de leur rythme.
J'interviens en présentiel dans un rayon de 45 minutes autour de Pau (64, 65, 40, 32) mais également en distanciel où que vous soyez.
Mon histoire
Changer de voie professionnelle est souvent perçu comme un saut dans l’inconnu, une prise de risque, parfois même une remise en question de tout ce que l’on a construit. Pour moi, ce changement a été une évidence, une réponse à un appel intérieur nourri par mon histoire personnelle, mes expériences de vie et mes valeurs profondes.
Cadre dans une entreprise pendant plusieurs années, j’ai évolué dans un environnement exigeant, structuré, où la performance et la rigueur étaient au cœur de mon quotidien. En parallèle, j’ai construit une famille recomposée, riche de cinq enfants, tout en étant femme de militaire — une réalité faite de départs, d’adaptations constantes et de résilience.
C’est dans cette complexité, entre responsabilités professionnelles et maternité intense, que s’est peu à peu dessiné un nouveau chemin : celui de l’accompagnement, de l’écoute, de la présence bienveillante. Devenir doula n’a pas été un simple choix de carrière, mais une reconversion profondément alignée avec mon vécu, mes aspirations et mon désir de contribuer autrement.
Mon parcours professionnel avant la reconversion
Avant de devenir Doula et coach en nutrition féminine, j’ai évolué pendant plusieurs années dans le monde de l’entreprise, occupant un poste de cadre dans le domaine de la qualité. Ce rôle, exigeant et structuré, m’a permis de développer des compétences solides en gestion de projet, en rigueur méthodologique et en leadership.
Dans ce contexte, j’étais responsable de la livraison et de la qualité, au sein d’une organisation où les enjeux industriels et humains se côtoyaient en permanence. Mon quotidien était rythmé par les réunions, les audits, les délais à respecter, les équipes à coordonner. J’aimais relever les défis, trouver des solutions, accompagner les collaborateurs vers l’excellence opérationnelle. Mais derrière cette façade professionnelle bien huilée, une autre réalité se jouait : celle de ma vie personnelle, tout aussi intense.
Femme de militaire, j’ai dû composer avec les absences prolongées, les déménagements, l’incertitude liée aux missions. En parallèle, j’étais mère de cinq enfants, dans une famille recomposée où chacun avait besoin d’attention, de stabilité, de repères. Jongler entre les exigences du travail et celles de la maison relevait parfois de l’acrobatie. Il fallait être partout à la fois, sans jamais flancher.
Cette double vie, professionnelle et familiale, m’a forgée. Elle m’a appris la résilience, l’organisation, la capacité à m’adapter en toutes circonstances. Mais elle m’a aussi confrontée à mes limites, à une forme de fatigue émotionnelle, à un questionnement profond sur le sens de mon engagement. C’est dans cette tension entre performance et humanité que s’est peu à peu dessiné le besoin de changement.
La maternité comme révélateur
La maternité a été pour moi bien plus qu’une expérience personnelle : elle a été une école de vie, un miroir de mes forces et de mes vulnérabilités, un révélateur de mes aspirations profondes. Être mère de cinq enfants, dans une famille recomposée, m’a confrontée à une diversité de situations humaines, émotionnelles et organisationnelles qui ont profondément façonné mon regard sur l’accompagnement.
Chaque grossesse, chaque naissance, chaque étape de développement de mes enfants a été une aventure unique : difficulté pour concevoir un enfant, abandon du conjoint pendant la grossesse, maman solo, grossesse surprise, menace d’accouchement prématuré, postpartum difficile… J’ai découvert à quel point le vécu périnatal pouvait être différent d’une grossesse à l’autre, d’une femme à l’autre, d’un couple à l’autre, et combien l’écoute, la présence et le soutien pouvaient transformer ces moments parfois fragiles en expériences puissantes et positives. J’ai aussi vécu les doutes, les épuisements, les ajustements constants qu’impose une famille nombreuse, surtout lorsque celle-ci est recomposée et que les liens doivent se construire avec patience et délicatesse.
Dans ce contexte, j’ai souvent ressenti le manque d’un accompagnement global, humain, non médicalisé, qui prenne en compte la femme dans sa totalité : son corps, son cœur, son histoire, ses émotions. Ce manque m’a interpellée. Il a éveillé en moi une envie de contribuer autrement, de me mettre au service des femmes et des familles, non pas en tant qu’experte technique, mais en tant que présence bienveillante, disponible, à l’écoute.
La maternité m’a appris à accueillir l’imprévu, à faire confiance à l’instinct, à valoriser les petits gestes qui font toute la différence. Elle m’a aussi permis de comprendre que derrière chaque accouchement, chaque allaitement, chaque nuit blanche, se cache une transformation profonde, une renaissance parfois silencieuse. C’est cette richesse-là que j’ai voulu honorer en devenant doula.
Le déclic : pourquoi devenir doula
Il n’y a pas eu un seul moment, mais plutôt une succession de signes, de ressentis, de rencontres qui ont fait naître en moi l’envie de devenir Doula. Ce déclic s’est construit dans le silence des nuits blanches, dans les confidences échangées entre mères, dans les regards fatigués mais pleins d’amour croisés en salle d’attente ou à la sortie de l’école. Il s’est nourri de mon propre vécu, mais aussi de celui des autres femmes que j’ai accompagnées, écoutées, soutenues parfois sans le savoir.
Dans mon métier de cadre, j’étais utile, performante, reconnue. Mais il me manquait quelque chose d’essentiel : le lien humain profond, la possibilité d’être pleinement moi, dans une posture d’accueil et de présence. J’avais besoin de me reconnecter à des valeurs plus simples, plus vraies : la bienveillance, l’écoute active, le respect du rythme de chacun. J’avais envie de contribuer autrement, de mettre mon énergie au service de la vie, de la maternité, de la transformation intérieure que chaque femme traverse en devenant mère.
Le mot "doula" est apparu dans mon univers comme une évidence. J’ai découvert un métier encore méconnu à travers l’émission « Les maternelles », mais porteur de sens, qui répondait à ce que je cherchais depuis longtemps : accompagner sans juger, soutenir sans diriger, être là, simplement, dans les moments clés de la vie. Ce rôle m’a parlé immédiatement. Il faisait écho à tout ce que j’avais vécu, à tout ce que j’avais appris en tant que mère, épouse, femme, professionnelle.
Ce déclic a été renforcé par une prise de conscience : celle que beaucoup de femmes vivent leur maternité dans la solitude, le doute, parfois la souffrance. Et que le simple fait d’être accompagnée, écoutée, valorisée peut tout changer. J’ai compris que je pouvais être cette présence, cette ressource, ce repère. Et que ma reconversion n’était pas une fuite, mais une transformation, une continuité logique de mon parcours.
La reconversion : un chemin semé d’étapes
Se reconvertir ne se fait pas en un jour. C’est un processus lent, parfois chaotique, souvent intime. Pour moi, devenir Doula a été une décision mûrement réfléchie, mais aussi un saut dans l’inconnu. Il m’a fallu déconstruire des certitudes, dépasser des peurs, et surtout, croire en la légitimité de mon nouveau projet.
La première étape a été de me renseigner. J’ai lu, écouté des témoignages, participé à des cercles de femmes, découvert des ressources sur l’accompagnement périnatal. Ce monde m’a tout de suite parlé : il était humain, chaleureux, profondément respectueux des rythmes et des émotions. J’y ai retrouvé des valeurs que je portais déjà en moi, mais que mon ancien métier ne me permettait pas d’exprimer pleinement.
Puis est venue la formation. J’ai choisi un parcours sérieux, reconnu, qui m’a permis d’acquérir les bases théoriques et pratiques du métier de Doula au sein du centre "Envol et Matrescence". Cette formation, d'une durée de 9 mois, a été une révélation : j’y ai appris à écouter autrement, à accompagner sans intervenir, à respecter les choix et les silences. J’y ai aussi rencontré des femmes inspirantes, qui m’ont confortée dans mon choix et m’ont aidée à me sentir légitime.
Mais la reconversion ne s’est pas faite sans obstacles. Il a fallu anticiper les contraintes financières, réorganiser la vie familiale, expliquer mon choix à mon entourage. Certains ont compris, d’autres ont douté. Il y a eu des moments de solitude, de remise en question, de fatigue. Mais à chaque étape, je me suis raccrochée à mon pourquoi : ce besoin profond d’être utile autrement, d’accompagner la vie là où elle commence.
Le soutien de ma famille a été essentiel. Mon conjoint, malgré les exigences de sa carrière militaire, a été présent, encourageant. Mes enfants, chacun à leur manière, m’ont montré que ce nouveau chemin avait du sens. Et moi, j’ai appris à me faire confiance, à écouter mon intuition, à accueillir les imprévus comme des opportunités.
Aujourd’hui, je regarde ce parcours avec gratitude. Il m’a transformée, enrichie, alignée. Il m’a permis de passer d’un rôle de contrôle à un rôle de présence, d’un métier technique à une vocation humaine. Et surtout, il m’a reconnectée à l’essentiel: le lien, la vie, la transmission.
Aujourd’hui, je suis Doula de la transformation féminine
Aujourd’hui, je suis Doula.
Un mot encore parfois méconnu, mais qui incarne pour moi bien plus qu’un rôle : une posture, une présence, une vocation.
Être doula, ce n’est pas faire à la place de.
Ce n’est pas conseiller, diriger ou réparer.
C’est être là, pleinement, pour accompagner les femmes dans les moments où quelque chose se transforme profondément : dans le corps, dans la tête, dans l’identité, dans la manière d’habiter sa vie.
La naissance en fait partie, bien sûr.
Mais la transformation féminine ne se limite pas à cet événement.
Grossesse, post‑partum, surcharge mentale, séparation, recomposition, renaissance intérieure…
Ces passages sont souvent intenses, bouleversants, parfois silencieux.
Ils méritent d’être soutenus avec douceur et présence, pas traversés dans la solitude ou sous la pression.
Ma vision
Mon ambition est de créer un cocon de bienveillance, où chaque femme peut déposer ce qui pèse, se reconnecter à son corps, retrouver son rythme, et traverser les étapes de sa vie avec plus de douceur, de clarté et de stabilité.
Je crois profondément que la transformation féminine ne se fait pas sous la pression.
Elle se fait lorsque l’environnement devient juste.
Lorsque la femme est soutenue.
Lorsque le vivant est respecté.
Et c’est exactement ce que je m’attache à offrir.